Contre Marine Le Pen, la République, la vraie !

Créé par le 14 mai 2011 | Dans : Politique

La France n’a jamais, dans son histoire, donné de majorité à l’extrême droite. Les républicains ont triomphé des antidreyfusards au début du siècle dernier. De même le régime de Vichy, à la fois produit de la capitulation de juin 1940 et ombre portée du nazisme sur la France, a été balayé quatre ans plus tard par de Gaulle et la Résistance. Cette « loi historique » pourrait-elle être mise en défaut par un Front national « relooké » par Marine Le Pen ?
ché

Le Front national s’est installé dans le paysage politique depuis 1983-1984, au lendemain de l’ouverture à gauche de la fameuse « parenthèse libérale » et au fur et à mesure que s’installait, à la faveur de ce retournement politique et sur la base de l’acte unique, un modèle de développement économique – dérégulation, monnaie forte, financiarisation, désindustrialisation de l’économie, chômage de masse – générateur d’une « fracture sociale » toujours plus profonde. L’extrême droite discréditée depuis la Seconde Guerre mondiale a pu ainsi ethniciser de concert avec la gauche « différentialiste » la question sociale. Elle n’a cependant jamais constitué jusqu’ici une véritable menace. La voie ouverte par Le Pen le 21 avril 2002, avec près de 17 % des suffrages exprimés, est apparue quinze jours plus tard pour ce qu’elle était : une totale impasse politique (18 % des voix).


Peut-il en aller autrement à l’avenir ? Les tenants de la « pensée unique » s’avisent avec un mélange de terreur feinte et de délectation secrète de ce que Marine Le Pen chercherait, depuis son discours d’investiture le 16 janvier 2011, à réaliser une sorte de « hold-up idéologique » sur le discours de la gauche républicaine, en reprenant à son compte le thème de l’Etat protecteur. Certes, Philippe Cohen et Laureline Dupont ont donné sans doute par inadvertance quelques verges pour se faire battre dans un reportage publié par Marianne sur un prétendu « cabinet secret » de Marine Le Pen. Mais il est ridicule de dénoncer, comme le fait Ariane Chemin dans le Nouvel Observateur, « les intellos du souverainisme décontaminant la pensée FN », et même odieux d’annoncer le prochain ralliement de Philippe Cohen, dont tout le parcours dit l’inverse, au Front national, en attaquant à travers un mauvais jeu de mots, « Marianne-Le Pen », ou encore de décrire un « cabinet secret » de Mme Le Pen « truffé de personnages qui, pratiquement tous, ont accompagné, à un moment ou à un autre, Jean-Pierre Chevènement dans son parcours politique » (Jean-Michel Aphatie). Pour ma part, je n’en connais aucun, et s’il s’en trouvait un seul, je le désavouerais aussitôt. A bien relire le discours de Marine Le Pen, on retrouverait à ce compte les intonations et même des expressions de François Mitterrand au congrès d’Epinay de juin 1971 (dénonciation de l’« argent roi »). Tout cela fait partie d’un très banal travail de récupération politicien. Si le PS et la droite ont laissé tomber le drapeau de l’indépendance nationale et même d’une conception exigeante de la République, à qui la faute ? Et si le Front national cherche à récupérer cet héritage en déshérence, il faut être idiot pour applaudir et pervers pour renverser les rôles en imputant à la gauche républicaine la responsabilité du hold-up dont elle est victime ! C’est le degré zéro de la réflexion politique.

Il est vrai qu’une nouvelle étape de développement de l’extrême droite se dessine : la fille ne vise pas seulement à faire oublier les outrances du père. Le moment est venu pour elle d’occuper systématiquement, non pas seulement au nom de la nation mais au nom de la République elle-même, le terrain laissé libre à la fois par un PS qui a troqué depuis longtemps le discours social qu’il tenait vis-à-vis des couches populaires contre un discours « sociétal » et par une droite atlantiste et « occidentaliste » qui a abandonné l’héritage universaliste de la nation française.

Le Front national cherche aujourd’hui à exploiter à son profit une situation de crise et de rupture sociale. Il met le doigt là où ça fait mal, au point qu’on finirait par oublier comment il s’est construit à travers la dénonciation, depuis quarante ans, de l’« immigrationnisme » comme étant la source de tous les maux. On chercherait en vain dans le discours de Marine Le Pen l’ombre d’une analyse économique et sociale construite, ou la plus petite esquisse d’une politique visant à surmonter, dans l’intérêt du pays, la crise de l’euro.

Marine Le Pen est certainement une fille très maligne (au double sens du terme), mais elle est incapable de mettre en œuvre une politique de réindustrialisation et d’intégration des immigrés parce que l’idée même du citoyen lui reste étrangère. Quoi qu’il fasse, le Front national restera le parti de l’ethnicité et ne deviendra jamais celui de la citoyenneté. Il suffit de voir Marine Le Pen brandir la menace d’un « nouveau califat » sur le pays : elle nous ramène aux croisades, alors qu’il s’agit seulement de faire appliquer la loi républicaine, la même pour tous.

Marine Le Pen peut sans doute améliorer le score de son père. Si elle est en mesure de faire battre le candidat de la droite au premier tour de 2012, elle n’a pas par elle-même la crédibilité qui lui permettrait de l’emporter. Comme en 2002, un « front républicain » la renverra dans les cordes au second tour.
A vrai dire, ce n’est pas 2012 qui m’inquiète, c’est la suite.

Le Front national n’a évidemment pas changé. Le véritable carburant de l’extrême droite, c’est la crise économique, sociale et politique qui est devant nous. Le « pacte de compétitivité » Merkel-Sarkozy porte en lui la menace d’une terrible régression sociale. Si le PS ne rompt pas avec la politique de supplétif qui a été la sienne quand il a voté le traité de Lisbonne, son candidat pourra bien l’emporter en 2012, mais il offrira un boulevard à la conjonction dès aujourd’hui probable du Front national et d’une droite rejetée dans l’opposition, et cela dès les élections municipales, régionales et départementales de 2014. En s’emparant des leviers de l’action locale, l’extrême droite s’approcherait alors du pouvoir de l’Etat. La France, pour le coup, en sortirait défigurée !

Pour déjouer ce piège infernal, est-il envisageable de faire surgir d’ici à 2012 un candidat qui offre une alternative politique réelle à l’accrochage suicidaire de la France au pacte de Mme Merkel ? Et à défaut qu’aucun candidat socialiste à ce jour n’ait laissé paraître qu’il était capable d’opérer ce virage stratégique, un autre candidat pourra-t-il occuper l’espace allant de Mélenchon à Villepin afin d’offrir à notre pays une perspective crédible de refondation républicaine ? Bref, d’opposer à Marine Le Pen la République, la vraie ?

Juste pour rire ^^

Créé par le 13 mai 2011 | Dans : Rire en vidéo

Envie de faire l’idiot ??

http://www.selfcontrolfreak.com/slaan.html

GAZA-STROPHE !!!

Créé par le 10 mai 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Le mardi 24 mai 2011, nous vous proposons la projection du film « Gaza-strophe » au cinéma de Montbrison à 20h30.

Janvier 2009. La bande de Gaza sort tout juste de l’opération « Plomb durci », lancée par l’armée israélienne contre le Hamas. Tout n’est que champ de ruines. Au milieu des décombres, des enfants cherchent leurs jouets, leurs vêtements. Des hommes se rassemblent pour se soutenir comme ils peuvent, parler, échanger, boire un café. Vivre. Dans ce décor de fin du monde, Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk ne font pas que planter leur caméra. Ils filment la parole, l’unique bien qui reste aux habitants dépassés par la violence de l’intervention.
Pendant cette guerre qui ne disait pas son nom, les médias ont été refoulés hors du champ de bataille. Les deux réalisateurs parviennent dans la bande de Gaza une fois le gros de l’intervention passé, alors que des drones continuent de tournoyer au-dessus des têtes des Gazaouis. Ils sont escortés par des membres du Centre palestinien des droits de l’homme de Gaza, que l’on ne voit pas à l’image, mais dont le « titre » résonne dans les paroles recueillies : où sont les droits de l’homme dans les témoignages mis en œuvre dans ce film comme on mettrait en scène le constat de l’absence de l’humain ?

Merci de diffuser l’information.
 
Association Solidarité Forez-Palestine
http://forez.palestine.over-blog.org
6 rue de l’agriculture
42600 Montbrison

sang.jpg

Soirée de réflexion intéressante.

Créé par le 09 mai 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Elisabeth Martineau, journaliste et auteure de « Surmonter la mort de l’enfant attendu » éd. Chronique Sociale 

 vous propose : 

Une soirée ciné/débat autour de La Petite Chambre 

Un film qui aborde avec finesse le deuil qui touche l’humanité aux deux extrémités de la vie. 

Le jeudi 26 mai à 20h00 

Au Comœdia – 13, avenue Berthelot – Lyon 7e                           

Avec la participation de :  

Professionnels : 

Anne Charron, sage-femme du PMI de l’Isère 

Agnès Satger, médecin du PMI du Rhône 

Joël Clerget, psychanalyste, conférencier, auteur de nombreux ouvrages dont « Bébé est mort » ches Erès, 2005 

Marie-Carmen Morel, psychologue à l’Unité des soins palliatifs à l’Hôpital des Charpennes à Lyon 

Jean-Jacques Depassio, médecin gériatre à l’Hôpital de Fourvière à Lyon. 

Et des représentants d’associations spécialisées dans le deuil périnatal, les soins palliatifs et le deuil en général :  

Zab Limaux, l’Enfant sans nom, Parents endeuillés, Lyon 

Frédérique Mesmin d’Estienne, AGAPA, Lyon 

Annie Vernat, présidente de Vivre son deuil Rhône-Alpes  

Yves-Arthur du Plessis, président d’Albatros, Lyon 

 

 Présentation du film et bande-annonce : http://www.chuat-reymond.com/film-la-petite-chambre/ 

Les 100 premières réservations bénéficieront d’un tarif préférentiel de 6€50.

Envoyer un courriel à : vsdra@orange.fr ou appeler le : 04 78 60 05 65 (Vivre son deuil RA) 

Les autres places seront en prévente au Comœdia à partir du 19 mai (ou au guichet le soir même, s’il en reste) à 8€30. 

Renseignements : elisabeth.martineau@wanadoo.fr 06 09 32 03 58 

Palestiniens unis !!!

Créé par le 08 mai 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

La réponse du premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’accord signé entre le Hamas et le Fatah au Caire a été rapide et prévisible. « L’Autorité Palestinienne doit choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas. Il n’y a aucune possibilité pour la paix avec les deux à la fois, » a-t-il dit, dans un discours télévisé peu de temps après que les organisations politiques palestiniennes rivales aient conclu un accord de réconciliation le 27 avril, sous l’égide de l’Egypte.

Mardi 15 mars – Des manifestation pour l’unité palestinienne ont eu lieu en Cisjordanie comme dans la bande de Gaza.

palestine unie

Malgré les nombreuses tentatives passées visant à saper la crédibilité de Mahmoud Abbas, à faire traîner les pourparlers pour la paix et à renier les engagements israéliens pris dans de précédents accords, Netanyahu et son gouvernement d’extrême-droite affirment aujourd’hui que les Palestiniens seraient les seuls responsables de la liquidation de l’illusoire « processus de paix ».

Les bulldozers israéliens continueront à mettre en pièces la malheureuse Cisjordanie pour faire place à encore plus de colonies [toutes illégales au regard de la loi internationale], mais cette fois leur excuse ne sera plus « l’expansion naturelle ». La justification sera plutôt qu’Israël n’a pas de partenaire. Les médias américains comme d’autres répéteront à satiété et à plaisir cette terrible logique, et les Palestiniens, comme à chaque fois, seront « punis ».

Mais pour parler clair, au stade où nous en sommes dans l’Histoire du Moyen-Orient, Israël est presque négligeable. Il n’a plus d’influence effective dans la région. Lorsque le peuple arabe a commencé à se révolter une nouvelle dimension du conflit israélo-arabe est apparue. Depuis que les slogans au Caire sur la place Tahrir, ont pris une tournure pan-arabe et pro-palestinienne, il était devenu évident que l’Egypte allait s’aventurer à l’extérieur des limites politiques fixées par les appellations condescendantes de Washington qui séparent les Arabes en modérés (les bons) et en radicaux (les mauvais ).

Un jour après les poignées de main échangées par le représentant en chef du Fatah – Azzam al-Ahmed – et les dirigeants du Hamas – le Dr Moussa Abou Marzoug qui réside à Damas, et Mahmoud Al Zahar qui réside à Gaza – les forces qui sous-tendent l’accord du Caire sont clairement apparues. Alors que les dirigeants israéliens ont utilisé la seule langue qu’ils connaissent dans ces situations-là – celle des menaces, des intimidations et des ultimatums – la réponse des États-Unis est restée insignifiante, confuse, et un peu décalée. En plus du caractère désuet des remarques faites par les responsables américains, l’accent a été largement mis sur l’unique moyen de pression dont les Etats-Unis disposent vis-à-vis d’Abbas et de ses alliés du Fatah. Jennifer Rubin [commentatrice liée au parti républicain] a écrit sur son blog du Washington Post le 29 avril : « L’administration Obama hésite à exprimer clairement la position suivante ; que si apparaît un gouvernement d’union Fatah-Hamas comme l’explique Mahmoud Abbas, les États-Unis couperont leur aide ».

Mais cette réticence temporaire [de la part de Washington] ne peut guère durer. « Le Congrès est une tout autre affaire » écrit Rubin, citant sans le nommer un élu en colère : « Les seules réponses qui vaillent (à la question de savoir si les États-Unis devaient financer ou non le prochain gouvernement palestinien) seraient pour la plupart des Américains ’non’ ou ’allez au diable’. »

Mais quelle serait l’efficacité de cette torsion du bras [financial arm-twisting], surtout si d’autres pays donateurs emboîtent le pas ?

Si la question avait été posée avant le printemps arabe – et avant la révolution égyptienne en particulier – la réponse aurait été difficile. Une classe entière d’hommes politiques palestiniens avaient défini leur positionnement presque exclusivement autour des questions du financement…

Ce qui a permis à Israël et aux États-Unis de contrôler les effets des divers événements politiques, même dans les affaires internes palestiniennes, a été l’absence de tout véritable équilibre politique dans ce qui a trait à ce conflit. Les États-Unis et leurs alliés décident de ce que veut la « communauté internationale », et la région a été prise au piège de Washington – et de Tel-Aviv – qui ont toujours décidé qui est l’ami et qui est l’ennemi. Nous avions là une impasse politique par excellence, et au seul bénéfice d’Israël.

Cette analyse n’est pas uniquement pertinente par rapport à des événements récents. Le gain israélien le plus important avec l’accord de Camp David (1979) n’a pas été de ramener la paix entre les deux pays – sans qu’une véritable paix régionale ne suive. Son gain a été la totale exclusion de l’Egypte – potentiellement un intervenant arabe puissant – dans pratiquement toutes les questions du monde arabe préoccupant Israël. La marginalisation de l’Egypte a permis à Israël d’attaquer le Liban à plusieurs reprises et aussi de poursuivre la colonisation et la destruction des territoires palestiniens sous occupation.

A présent l’Egypte est de retour – pas seulement en termes d’un retour « dans le contexte arabe » -, mais comme parti qui sera le plus en plus à même de définir la nouvelle réalité du monde arabe. La signature de l’accord entre le Hamas et le Fatah peut avoir représenté une surprise du point de vue des médias, mais il s’agit en vérité d’une conséquence qui était prévisible dans la chaîne des événements qui ont marqué le renouveau politique dans la région. Aujourd’hui le Moyen-Orient est dirigé par un pays arabe puissant, se sentant suffisamment sûr de lui pour traiter avec de multiples partenaires, qu’il s’agisse d’autres pays arabes ou de l’Iran et de la Turquie, pour ne citer que ceux-là.

La Turquie ne s’est pas contentée de se féliciter de l’accord, elle a également été l’un des principaux initiateurs du rapprochement palestinien. Le Ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a contribué à l’unité palestinienne. Quant à la position iranienne, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a salué cet accord de « bon augure » qu’il a présenté comme « l’une des réalisations de la révolution égyptienne », selon le Teheran Times daté du 30 avril.

La vision israélienne pour la région est de maintenir celle-ci politiquement divisée à n’importe quel prix. Sans une telle division, Israël pourrait bien se retrouver sur la défensive et les États-Unis s’épuiseront alors à gérer les crises. L’unité palestinienne dans la foulée de la révolution en Egypte – avec la bénédiction de tous les pays arabes, de la Turquie, de l’Iran et de beaucoup d’autres – est une perspective extrêmement inquiétante pour Israël. Le plus préoccupant est la montée en puissance de l’Egypte en tant qu’intervenant sur la plan politique, capable de prendre des décisions de son propre chef. Outre le parrainage de l’accord entre le Hamas et le Fatah, sans permission israélienne ni américaine, le nouveau Ministre égyptien des affaires étrangères, Nabil al-Arabi, a aussi fait savoir que la décision d’appliquer un blocus sur la bande de Gaza était « honteux », et il a promis de lever le siège (comme l’a rapporté Al Jazeera le 29 avril).

« L’Égypte est en train de tracer une nouvelle voie dans sa politique étrangère – et cela a déjà commencé à bousculer l’ordre établi au Moyen-Orient – en envisageant d’ouvrir la frontière avec Gaza et de normaliser ses relations avec le mouvement palestinien du Hamas et avec l’Iran, deux ennemis islamistes de l’Occident, », écrit David D. Kirkpatrick dans le New York Times daté du 28 avril.

Un tel commentaire aurait par le passé été inimaginable. Aujourd’hui, grâce à la volonté des peuples égyptien et arabe, il est à même de définir le nouveau discours politique du monde arabe. Aucun discours colérique fait par un Premier ministre israélien discrédité ne pourra empêcher ce puissant changement perspective.

(JPG)

Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

Vers un Etat palestinien.

Créé par le 04 mai 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Le vent de l’histoire souffle à nouveau sur la Palestine. Mahmoud Abbas avait déclaré au début du mois d’avril que la résistance prendrait prochainement des initiatives historiques. C’est chose faite. Le Hamas – qui contrôle Gaza – et le Fatah – qui contrôle la Cisjordanie – ont annoncé au Caire dans la soirée du 27 avril qu’ils venaient de conclure un accord de réconciliation. Ce compromis sera signé demain, en présence de l’ensemble des dirigeants palestiniens. Il prévoit la formation d’un gouvernement de transition, composé de « techniciens », et la tenue d’élections présidentielle et législatives à échéance d’un an. Même si plusieurs points restent encore à préciser, il s’agit là d’un acte politique de première importance. 

Le rapprochement des frères ennemis palestiniens a pris tout le monde de court, à commencer par Washington et Tel Aviv. L’administration américaine n’en laisse rien paraître mais elle est furieuse d’avoir été mise au pied du mur par le Président Abbas. La réconciliation interpalestinienne n’a de sens que si elle permet de relancer les discussions avec Israël, avait dit en substance Mme Clinton lors de son dernier déplacement au Proche Orient. Ce qui suppose une reconnaissance d’Israël par les deux parties palestiniennes. Or tel n’est pas le cas : le Hamas s’est empressé de dire que l’accord de mercredi n’envisage « ni négociations, ni reconnaissance » de l’Etat hébreu par le futur gouvernement de transition. Et que celui ci n’a aucune intention de se placer dans la roue des Etats Unis. Quant au Premier ministre israélien, M. Nétanyahou, il a réaffirmé mercredi soir que M. Abbas « devait choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas« . Visiblement, le choix vient d’être fait. Dans son dos.

Il est clair que les révoltes qui agitent le monde arabe ne sont pas étrangères à ces initiatives. A Gaza comme à Ramallah, l’opinion publique a suivi avec passion les évènements d’Egypte et elle s’informe heure par heure de ce qui se passe en Syrie. Comme au Caire et à Damas, c’est la jeunesse qui est à la pointe du mouvement. Les réseaux sociaux ont commencé à faire circuler début mars des manifestes appelant ouvertement à la réunification du mouvement national palestinien. Le 15 mars, des dizaine de milliers de manifestants ont défilé sur les places de Gaza et de Cisjordanie aux cris de « unité, liberté ». La situation était potentiellement dangereuse pour les deux exécutifs : ne rien faire les exposait à être, l’un comme l’autre, balayés par la rue, se réconcilier comportait un risque de crise avec Israël et l’Occident. Ils ont préféré le second scénario, politiquement moins risqué à court terme.

M. Abbas a une raison supplémentaire d’accepter ce compromis. Il milite depuis six mois pour la reconnaissance par l’ONU d’un Etat palestinien, seul moyen à ses yeux de sortir de l’impasse des discussions avec Israël. Si cette démarche recueille le soutien de nombreux pays du tiers monde, elle se heurte encore à des réticences du côté de l’Occident. Les Etats Unis continuent de privilégier la voie d’un accord entre Israéliens et Palestiniens modérés. Les Européens sont plus ouverts. Dans une déclaration commune diffusé le 18 février dernier, la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne ont condamné la politique de colonisation israélienne et laissé entendre que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’était plus un sujet tabou. Lors de sa visite à Paris le 20 avril dernier, M. Abbas a obtenu le soutien du gouvernement français et M. Juppé lui a confirmé que les Européens travaillaient à une reconnaissance par l’ONU en septembre ou octobre prochain. Avec un soutien de la Russie et de la Chine et peut être une abstention américaine. Mais M. Abbas sait que sa solution n’est viable que si la Palestine est unie politiquement et territorialement. L’accord du Caire lève ces conditions essentielles.

 La perspective d’un Etat palestinien est donc ouverte. Les arabes d’Israël, de Cisjordanie et de Gaza le souhaitent, leurs dirigeants y travaillent et l’Europe a compris que c’était sans doute l’ultime levier pour faire évoluer la situation au Proche Orient. Le Gouvernement de Tel Aviv voit cette perspective avec horreur. Il porte pourtant l’entière responsabilité de la situation présente, car c’est son intransigeance, son refus de négocier sérieusement et sa politique criminelle de colonisation qui jettent aujourd’hui les Palestiniens dans cette voie. Il est vraisemblable qu’il cherchera à s’y opposer, au risque de se mettre à dos l’ensemble de la communauté internationale. Il faudra qu’il en mesure complètement les conséquences  pour Israël. Il est loin le temps de la guerre froide, de la surpuissance américaine, de l’impuissance arabe et d’une certaine indulgence vis-à-vis de l’Etat hébreu. Le monde est lassé de l’éternel conflit du Proche Orient et il voit avec sympathie les peuples arabes secouer leurs jougs. Gare à ceux qui se mettront en travers de l’histoire.

Claude Ares.

Un autre éclairage sur le mariage royale britannique.

Créé par le 01 mai 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

http://www.dailymotion.com/video/xih6pv

les MERDE des jeunes de Gaza !

Créé par le 28 avr 2011

Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa (1). Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone «de sécurité», et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée.

On en a marre d’être présentés comme des terroristes en puissance, des fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de haine ; marre de l’indifférence du reste du monde, des soi-disant experts qui sont toujours là pour faire des déclarations et pondre des projets de résolution mais se débinent dès qu’il s’agit d’appliquer ce qu’ils ont décidé ; marre de cette vie de merde où nous sommes emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale.

paixgaza.jpg

Il y a une révolution qui bouillonne en nous, une énorme indignation qui finira par nous démolir si nous ne trouvons pas le moyen de canaliser cette immense énergie pour remettre en cause le statu quo et nous donner un peu d’espoir. Le dernier coup qui a encore aggravé notre frustration et notre désespoir s’est produit le 30 novembre, quand des miliciens du Hamas ont débarqué au siège du Sharek Youth Forum (www.sharek.ps, une organisation de jeunesse très active à Gaza) avec leurs fusils, leurs mensonges et leur agressivité. Ils ont jeté tout le monde dehors, arrêté et emprisonné plusieurs personnes, empêché Sharek de poursuivre ses activités ; quelques jours plus tard, des manifestants regroupés devant le siège de Sharek ont été agressés, battus et pour certains emprisonnés.

C’est vraiment un cauchemar au sein d’un autre cauchemar que nous vivons. Il n’est pas facile de trouver les mots pour décrire la pression qui s’exerce sur nous. Nous avons difficilement survécu à l’opération «Plomb durci» de 2008-2009, quand Israël nous a systématiquement bombardé la gueule, a détruit des milliers de logements et encore plus de vies et de rêves. Ils ne se sont pas débarrassés du Hamas comme ils en avaient l’intention mais ils nous ont fichu la trouille pour toujours, et le syndrome du «stress post-traumatique» s’est installé à jamais en chacun de nous, parce qu’il n’y avait nulle part où fuir les bombes.

Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher de soleil : comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout de suite.

Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous sommes une génération de jeunes qui se sont déjà habitués à évoluer sous la menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est devenu Gaza, une prison imposée par un pays qui se prétend démocratique.

A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur. Ici, à Gaza, nous avons peur d’être incarcérés, interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre parce que chaque pas que nous faisons doit être sérieusement considéré et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout, parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons, parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons verser des larmes de révolte et de colère intarissables.

Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et nous ne voulons pas être encore une fois des victimes. Assez ! Nous en avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles, des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement. Nous disons : ASSEZ ! Ce n’est pas le futur que nous voulons !

Nous avons trois exigences : nous voulons être libres, nous voulons être en mesure de vivre normalement et nous voulons la paix. Est-ce que c’est trop demander ? Nous sommes un mouvement pacifiste formé par des jeunes de Gaza et des sympathisants de partout ailleurs, un mouvement qui continuera tant que la vérité sur ce qui se passe chez nous ne sera pas connue du monde entier, et à tel point que la complicité tacite et la tonitruante indifférence ne seront plus acceptables.

Ceci est le manifeste pour le changement de la jeunesse de Gaza !

Nous allons commencer par rompre l’occupation qui nous étouffe, par nous libérer de l’enfermement mental, par retrouver la dignité et le respect de soi. Nous garderons la tête haute même si nous rencontrons le refus. Nous allons travailler nuit et jour pour changer la situation lamentable dans laquelle nous nous débattons. Là où nous nous heurtons à des murs, nous construirons des rêves.

Nous espérons que vous qui lisez maintenant ces lignes, oui, vous, vous nous apporterez votre soutien. Pour savoir sous quelle forme c’est possible, écrivez sur notre mur ou contactez-nous directement à freegazayouth@hotmail.com

Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix.

Printemps tibétain? Un jeune moine s’immole-t-il par le feu? Une affaire criminelle chez des moines dévoyés. Circulez! Circulez… Version « chinoise »…

Créé par le 28 avr 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Il y a trois ans le Tibet se « soulevait »… Circulez…

« Printemps 2011 »? Vérité officielle: « Après que des agents de police en patrouille ont éteint le feu, un groupe de moines du monastère de Kirti ont emmené Prgzin Phuntsog par la force et l’on détenu pendant presque 11 heures.[...] Si Rigzin Phuntsog avait été envoyé immédiatement à l’hôpital, il aurait pu être sauvé, a annoncé Soinam, le responsable de l’hôpital populaire du district d’Aba.»

Réalité ?

«  Au lieu d’éteindre le feu, la police a battu le jeune moine, ce qui a été l’une des causes de sa mort tragique. Cet acte a créé un ressentiment considérable parmi les moines, qui a abouti à ce blocus massif du monastère de Kirti. »

^^

La police du district tibétain d’Aba, dans la province du Sichuan (sud-ouest) a déclaré vendredi que l’auto-immolation d’un moine du monastère de Kirti en mars avait été soigneusement planifiée et visait à fomenter des troubles.

Rigzin Phuntsog, un moine âgé de 16 ans du monastère de Kirti dans le district d’Aba, est mort le 17 mars, après s’être immolé le 16 mars. Selon la police, cette auto-immolation est une affaire criminelle qui a été soigneusement planifiée et mise en œuvre, afin de déclencher des troubles.

Les enquêtes montrent que le soir du 15 mars, Rigzin Phuntsog, accompagné par Lhadan, un moine du monastère, a acheté trois bouteilles d’essence dans un parking de la rue Laolongzang, a indiqué la police. Vers 9H00, le 16 mars, Rigzin Phuntsog a dit à Lhadan et à d’autres moines qu’il était prêt et qu’il allait s’immoler dans la journée.

Dans l’après-midi, Rigzin Phuntsog s’est immolé après s’être assuré que les moines avaient fini de réciter des Ecritures et que beaucoup d’entre eux étaient dans la rue.

Après que des agents de police en patrouille ont éteint le feu, un groupe de moines du monastère de Kirti ont emmené Rigzin Phuntsog par la force et l’on détenu pendant presque 11 heures.

Après des heures de négociations, le 17 mars vers 3h00, les moines ont finalement accepté de laisser partir Rigzin Phuntsog afin que l’on puisse l’envoyer à l’hôpital où il mort d’un arrêt cardio-respiratoire, a fait savoir le gouvernement du district.

Si Rigzin Phuntsog avait été envoyé immédiatement à l’hôpital, il aurait pu être sauvé, a annoncé Soinam, le responsable de l’hôpital populaire du district d’Aba.

D’après des experts en droit, les moines -qui étaient pleinement conscients que Rigzin Phuntsog avait été gravement brûlé et qu’il pouvait mourir sans traitement immédiat- ont refusé de l’envoyer à l’hôpital. Rigzin Phuntsog étant mort en raison d’une prise en charge médicale tardive, ces moines sont suspectés d’homicide volontaire.

Le gouvernement du district Aba dans la préfecture autonome tibétain et Qiang d’Aba a indiqué dans une circulaire publiée vendredi que le gouvernement avait décidé de sensibiliser à la légalité les moines dans le monastère de Kirti et que cette décision avait été prise en tenant compte des « problèmes » dans ce monastère et des activités illégales menées par certains de ses moines au cours de ces dernières années.

Les moines vont étudier les lois et règlements du pays ainsi que les disciplines et les commandements religieux, précise la circulaire.

Une minorité des moines du monastère perturbent depuis longtemps l’ordre social, a indiqué le gouvernement du district.

Selon la circulaire, certains moines du monastère ont fréquenté des prostitués, se sont enivrés, se sont battus, et ont participé à des jeux d’argent. Certains ont même propagé des vidéos pornographiques.

Leurs activités ont « miné les valeurs sociales et terni l’image du bouddhisme tibétain », juge la circulaire.

http://www.chine-informations.com/actualite/chine-auto-immolation-un-moine-dans-le-sichuan_29377.html

Images de la réalité au TIBET !

Créé par le 27 avr 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

http://www.tibet.fr/site/index.php?itemid=13965

123456...33

ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
les pensées doubles de Caleb |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...