Quand la bêtise mène le monde.

Créé par le 13 nov 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Encore une tragédie révélatrice du fanatisme qui touche aussi les plus jeunes musulmans en Égypte, une tragédie qui s’est soldée par la mort, dans son collège, d’un jeune chrétien de 17 ans, Ayman Nabil Labil, battu à mort par des condisciples musulmans dans l’indifférence totale et coupable de l’administration de l’établissement.

L’affaire s’est déroulée le 16 octobre lors d’un cours d’arabe donné dans un collège de Mallawi (province de Minia). S’apercevant que le jeune Ayman Nabil Labil portait, comme c’est fréquent chez les Coptes, une croix tatouée sur son poignet, il lui ordonna de la dissimuler. Le jeune copte s’y refusa et montra, en outre, le crucifix qu’il portait sur une chaîne autour de son cou mais dissimulée sous ses vêtements. Furieux, le professeur frappa le jeune homme et incita les jeunes collégiens musulmans à se joindre à lui dans ce qui allait devenir un véritable lynchage. Frappé de tous côtés par ces forcenés, le jeune copte réussit toutefois à fuir la salle de classe pour tenter de se réfugier dans les toilettes du lycée, mais il fut rattrapé par ses meurtriers et le lynchage se poursuivit. Un surveillant réussit à le soustraire à la meute pour le protéger dans sa chambre, mais Ayman Nabil Labil qui respirait encore était inconscient. Quand l’ambulance appelée arriva sur place, une heure plus tard, le jeune copte était mort.

Quand la bêtise mène le monde. dans Mes coups de coeur ! AymanNabilLabib1

Le jeune copte est actuellement à la morgue de la ville, sont corps devant être autopsié cette semaine.

Ce qui est doublement scandaleux dans cette tragédie, c’est la volonté d’en dissimuler la raison : les médias ont parlé d’un rixe entre jeunes qui aurait mal tournée… Ce sont les parents d’Ayman qui, bravant toutes les pressions qu’on imagine, ont révélé hier la vraie version des événements sur la foi de nombreux témoins oculaires de la tragédie.

Le gouverneur de la province de Minia, accompagné des autorités militaires, est allé présenter ses condoléances à l’évêque copte de Mallawi, et il a suspendu le proviseur – qui continua de siroter son thé alors qu’on le prévenait des faits… –, les deux surveillants généraux et deux surveillants présents au moment des faits. Deux des assaillants ont été arrêtés et sont actuellement en détention.

Plus de 5 000 Coptes ont participé aux obsèques d’Ayman Nabil Labil à Mallawi. Ils le considèrent comme un « martyr de la Croix » et ont dénoncé les meurtres incessants de chrétiens en Égypte.

Une éditorialiste connue en Égypte, Farida El-Shobashry, s’interroge dans le journal indépendant Masry Youm sur ce qui se serait passé si un étudiant musulman avait été tué dans son école par des chrétiens parce qu’il refusait de dissimuler son coran… C’est une bonne question.

Daniel Hamiche

Créé par le 29 oct 2011 | Dans : Politique

Campagne massive de mails vers l’Ambassade d’Israël en France envoyer à : 

information@paris.mfa.gov.il

« Monsieur l’Ambassadeur,

Un document officiel du CICR indique que, selon les autorités israéliennes, notre jeune compatriote Salah Hamouri qui « a été arrêté le 13.05. 2005 doit effectuer 6 ans, 8 mois et 15 jours de prison ». 

Il doit donc être libéré le 28 novembre prochain.

Je vous demande instamment d’intervenir pour que cette libération se réalise à la date indiquée qui est légale et non pas à une autre date, le 12 mars 2012 par exemple – date décidée totalement arbitrairement par l’administration pénitentiaire. 

Si Israël est bien un « Etat de droit » alors rien ne peut justifier pareille menace ou décision. 

Salah Hamouri a accompli sa peine. 

Il doit sortir le 28 novembre prochain ! Je vous demande d’intervenir auprès de votre gouvernement »

SANSEVERINO + ZU

Créé par le 25 oct 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

concert

SANSEVERINO + ZU

Le vrai salaire des sénateurs de la République

Créé par le 27 sept 2011 | Dans : Politique

Car, si officiellement, et un fac-similé d’un « relevé d’indemnité parlementaire » sur le site du Sénat, le prouve, 5 405.76 euros sont versés mensuellement, il y a une autre source non négligeable de gains Ainsi, « l’indemnité représentative de frais de mandat », de 6 240, 18 euros nets permet de financer « les frais inhérents à l’exercice des fonctions parlementaires ». Mais pas seulement. En tout cas, pas l’affranchissement du courrier lié à la circonscription- gratuit – pas le train pour aller à Paris – gratuit- pas l’avion pour faire l’aller-retour circonscription/Paris 40 fois par an- gratuit- pas le téléphone- gratuit- pas les taxis et les péages- gratuits-, pas l’hôtel à Paris pendant les sessions parlementaires -gratuit – mais plus sûrement la location d’une permanence parlementaire, l’achat de son mobilier, des locations de salles pour des manifestations, des invitations à déjeuners, par exemple. Or, l’ouverture d’une permanence n’a rien d’obligatoire et il n’est pas interdit non plus de trouver un local à un bon prix. Le solde de la somme de 6 240 ,18 euros non utilisée, voire la totalité, repart ou plutôt reste dans la poche du sénateur. Une somme qui a, au surplus, l’énorme avantage d’être….nette d’impôts ! « On nous dit qu’on doit utiliser cette somme pour les dépenses parlementaires » confie un sénateur, « même si c’est vrai qu’il n’y a aucun contrôle sur son utilisation ». Interrogé, le Sénat confirme n’avoir aucune visibilité sur ce qui est dépensé par chaque sénateur pour l’exercice de ses fonctions, et à quelle hauteur. Avec, corrélativement, l’information de ce qui reste dans sa poche.

Si le sénateur s’acquitte donc de l’impôt sur le revenu sur les 5 405.76 euros, une part de son « indemnité représentative de frais de mandat » de 6 240.18 euros, si elle n’est pas totalement employée, échappe, elle, tout à fait légalement à l’administration fiscale. Autre versement, la « prime informatique » de 7 000 euros pour trois ans. En revanche, si cette somme n’est pas employée pour un équipement informatique, elle reste dans le pot commun du Sénat. Les rémunérations des assistants parlementaires ouvrent, enfin, à chaque sénateur un crédit de 7 548,10 euros nets à utiliser impérativement pour ses…assistants parlementaires. Rien n’interdit toutefois d’employer son épouse, son frère, sa fille ou sa nièce. A condition qu’il ait son baccalauréat.

Sophie Majou

opinion: Pas de 3ème intifada…

Créé par le 24 sept 2011 | Dans : Politique

(De Jérusalem) Les Nations unies examinent en ce moment une demande de reconnaissance de l’Etat palestinien. Le gouvernement israélien est vent debout contre l’initiative. Les diplomates occidentaux s’affairent pour éviter la crise.
A des milliers de kilomètres de là, qu’en pense la population palestinienne ? De retour de deux semaines en Cisjordanie, je reviens avec des impressions déroutantes.
La perspective d’une reconnaissance de l’Etat palestinien à l’ONU agite depuis des mois les dirigeants israéliens, qui parlent d’un possible « tsunami politique ». Entre autres conséquences, ils craignent que le bras-de-fer diplomatique ne catalyse sur le terrain les frustrations palestiniennes et ne débouche sur un nouveau soulèvement, onze ans jour pour jour après le début de la seconde intifada.
Côté palestinien, rien n’indique de prime abord que cette menace soit autre chose qu’un épouvantail agité par le gouvernement israélien, le plus à droite de l’histoire du pays.
L’événement passionne certes le petit cercle des fonctionnaires de l’Autorité palestinienne, qui travaillent à le préparer depuis des mois. C’est le cas par exemple de Ziyad, jeune diplomate de l’Autorité palestinienne, et lui-même fils d’un cacique de l’OLP. Quand je lui demande s’il croit vraiment que cette offensive diplomatique peut galvaniser la population palestinienne, il doit admettre que non.

palestine dheisheh

De fait, l’immense majorité des Palestiniens de Cisjordanie a bien autre chose en tête. Depuis la fin de la seconde intifada et l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Salam Fayyad en 2007, la Cisjordanie est calme. Elle a retrouvé le chemin de la croissance économique, qui reste très précaire – contraintes de l’occupation, dépendance vis-à-vis de l’aide internationale et des importations, chômage à 25%.

New-York est loin des camps de réfugiés

Pour une grande partie des Palestiniens, la vie quotidienne est trop difficile pour placer grand espoir dans un événement aussi lointain que la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. C’est le cas notamment dans les camps de réfugiés : épicentre historique de la révolte palestinienne et de la répression israélienne, ils restent aujourd’hui des zones de relégation et de pauvreté. Le chômage y atteint 30% à 40%, l’ONU a la charge d’y gérer les urgences sociales.
A Jérusalem-est, le camp de Shuafat concentre tous les maux qui pèsent au quotidien sur les réfugiés : enserré entre deux quartiers de colonisation, verrouillé par deux check points israéliens, il est séparé de Jérusalem et encerclé sur trois côtés par le mur de séparation.
La responsable du centre communautaire des femmes me décrit les violences quotidiennes du camp, dans la rue, dans les cours d’école, dans les familles – violences particulièrement aiguës dans ce camp qu’Israël délaisse tout en interdisant son accès à l’Autorité palestinienne.

Une société de moins en moins politisée

Cet éloignement du grand jeu diplomatique en cours, on le retrouve paradoxalement à l’autre bout du spectre social palestinien, chez les élites de Ramallah. Il suffit d’observer les innombrables panneaux publicitaires qui ornent les rues de Ramallah pour comprendre que la classe moyenne palestinienne vit aujourd’hui à l’ère du consumérisme.
Instrument et symbole de celui-ci, le crédit à la consommation s’est répandu à toute vitesse, inondant la ville de 4×4 que leurs propriétaires mettront plusieurs années à terminer de payer. Ziyad, quoique diplomate passionné et nationaliste convaincu, vient lui aussi d’acheter un appartement à crédit : comment n’en serait-il pas quelque peu détourné de la lutte pour l’indépendance de la Palestine ?
Voilà toute l’ambiguïté politique du projet mis en œuvre par Salam Fayyad dans les zones autonomes de Cisjordanie : enrichir les Palestiniens, c’est tout à la fois en faire des interlocuteurs crédibles aux yeux des Israéliens et diminuer leur propension à résister à l’occupation – tout le contraire du legs d’Arafat, en un mot.
Fayyad a contribué plus qu’aucun autre à bâtir cet Etat palestinien que l’ONU est sur le point de reconnaître ; mais la société palestinienne issue de cette ère nouvelle sera de plus en plus individualiste, de moins en moins politisée.

« La première intifada, c’était génial »

C’est en fait un changement d’époque et de génération qui s’accomplit, une transformation plus profonde. J’ai passé quelques jours dans la famille d’un ami palestinien, Hanna, un chrétien de Bethléem très actif dans le développement agricole.
Nous avons eu de longues discussions, notamment chez ses parents, qui possèdent à Beit Jala une belle maison récemment agrandie. Hanna m’a raconté ses souvenirs d’adolescent, au temps de la première intifada, lorsqu’il militait activement dans l’organisation de jeunesse du Parti communiste palestinien.
« La première intifada, c’était génial », m’a-t-il dit dans un sourire : voilà comment il se souvient aujourd’hui du premier grand soulèvement palestinien, celui qui a in fine abouti aux
accords d’Oslo et au retrait israélien partiel de Cisjordanie. A l’époque, la société palestinienne était mobilisée tout entière et unie par la lutte contre l’occupation.
Ce temps lui paraît bien lointain aujourd’hui, et ses neveux n’auraient guère les mêmes idées. Cela tient d’abord aux progrès permis par l’autonomie palestinienne, qui ne sont pas minces. On a peine aujourd’hui à se souvenir de ce qu’était la vie d’avant Oslo, sous la poigne de fer de l’occupation israélienne : couvre-feux, partis politiques et manifestations interdits, liste d’ouvrages prohibés…
Tout autre est le quotidien actuel des zones autonomes de Cisjordanie : la présence israélienne y est quasi-invisible, et les libertés acquises ont permis le développement d’une multitude d’initiatives palestiniennes. Hanna est emblématique de cette société civile palestinienne, très éduquée et ouverte : l’actualité politique l’intéresse bien sûr ; mais la tâche qu’il s’est donnée est d’un autre ordre et de plus longue haleine, et il se consacre au développement technique des organisations agricoles palestiniennes.

Pas de printemps arabe pour les Palestiniens

Hanna témoigne donc aussi d’une forme de dépolitisation, et montre que la fin des idéologies touche également les Palestiniens : ils sont sous le coup d’un grand désenchantement des partis politiques qui leur est propre, et qui frappe d’autant plus fortement depuis que l’affrontement fratricide entre le Fatah et le Hamas a dégénéré en guerre civile en 2007.
C’est à cette aune qu’il faut comprendre l’attitude particulière des Palestiniens dans le printemps arabe. On peut se demander pourquoi ces derniers mois ils sont restés si calmes, à Gaza comme en Cisjordanie, tandis que la vague révolutionnaire soulevait presque tous leurs voisins. L’explication est double :

  • d’une part bien sûr, c’est l’occupation israélienne qui est conçue comme l’objet principal de toute révolte palestinienne, non pas les pouvoirs à la fois faibles et autoritaires qui président à leurs destinées nationales à Ramallah ou à Gaza ;
  • mais d’autre part, les Palestiniens auraient bien du mal à connaître l’enthousiasme révolutionnaire qui a transporté les citoyens de Tunis et du Caire il y a quelques mois. Loin de sortir comme eux d’une longue période de dépolitisation organisée par le régime (et conjurée tout d’un coup comme par miracle), les Palestiniens se trouveraient plutôt arrivés aujourd’hui à la fin d’un cycle d’hyper-politisation anti-israélienne.

Cette lassitude générale des Palestiniens est à mes yeux la principale raison de penser qu’il n’y aura pas de troisième intifada. Tous les observateurs de terrain semblent s’accorder là-dessus, et le calme qui règne depuis des mois en Cisjordanie est révélateur.
Régulièrement, de jeunes Palestiniens sont tués lors de « bavures » de l’armée israélienne ; aucune violence populaire durable n’en découle pour autant, ni dans les villes ni dans les camps de réfugiés.

« Si l’on pouvait mourir de peur, nous serions tous morts »

A Naplouse, dans le grand camp de Balata, j’ai été reçu chez lui par Raëd, un père de famille d’une trentaine d’années, enseignant dans une des écoles de l’ONU. Sa vieille mère se trouvait là pendant notre entretien, témoin vivant de la « Nakba » qu’elle a vécu enfant, il y a 63 ans.
Enveloppée dans un grand voile blanc traditionnel, elle se tait pendant la conversation ; mais lorsqu’il est question de la deuxième intifada, elle s’anime avec de grands gestes et mime les soldats israéliens qui, chaque nuit, envahissaient les maisons pour les fouiller :

« Si l’on pouvait mourir de peur, nous serions tous morts durant la deuxième intifada. »

Pour elle comme pour les autres, cela reste un traumatisme indélébile : chaque famille en a été marquée, des traces durables en restent visibles sur le terrain. Qui, aujourd’hui dans la population palestinienne de Cisjordanie, peut affirmer qu’il souhaite le retour de la lutte armée ?

L’Autorité palestinienne n’a pas intérêt à une troisième intifada

A cela s’ajoute l’attitude de l’Autorité palestinienne, qui n’a aucun intérêt au retour de la violence, tant celui-ci ruinerait son actuelle stratégie diplomatique et pacifique. Alors que Yasser Arafat avait en sous-main encouragé la deuxième intifada, l’Autorité de 2011 fera tout pour contrôler les manifestations populaires et empêcher d’éventuels débordements.
Revenir à la lutte armée déplacerait l’affrontement du terrain diplomatique au terrain militaire : c’est bien pourquoi le gouvernement israélien est finalement le seul acteur en Cisjordanie qui pourrait y trouver quelques avantages.
On ne peut jurer de rien en Palestine : la violence reste toujours une éventualité, à Gaza comme en Cisjordanie. Un camp de réfugié peut toujours s’enflammer. Hébron et Jérusalem-est restent d’éternelles zones de tensions, tant les Palestiniens y sont sous pression et tant leur statut y est bâtard.
Quelle que soit son issue, la grande bataille en cours à l’ONU aura des conséquences en Cisjordanie – mais tout porte à croire aujourd’hui qu’elle ne soulèvera ni ne bouleversera les Palestiniens.

Par Pierre Evenos | Haut fonctionnaire | 22/09/2011

PALESTINE: Les propositions de Sarkozy sont surtout bonnes pour Israël !

Créé par le 23 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Quand le président français propose de doter les Palestiniens d’un statut d’Etat observateur et d’adopter un délai d’un an pour parvenir à un « accord de paix définitif », il est difficile de croire qu’il le fait sans avoir consulté les Américains et les Israéliens. La solution qu’il préconise est en effet destinée à éviter aux Etats-Unis d’user de leur droit de veto contre l’adhésion à l’ONU d’un futur Etat palestinien avec un statut de membre à part entière.


De toute évidence, Washington se trouve dans une impasse morale et politique puisqu’un tel veto serait en contradiction flagrante avec les engagements pris [il y a un an] par le président Obama en faveur de l’établissement d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a remercié Obama pour avoir rejoint la position israélienne. Il s’est arrêté en particulier sur le passage du discours où Obama affirme qu’Israéliens et Palestiniens devaient s’asseoir ensemble pour discuter d’une solution durable de paix.


Bref, la reconnaissance d’un Etat palestinien, que ce soit en tant que membre de l’ONU à part entière ou en tant qu’observateur, est conditionnée à un retour aux négociations bilatérales directes. Autrement dit, un retour à la case départ. Et cela sans satisfaire les demandes palestiniennes d’un arrêt de la colonisation [dans les Territoires palestiniens].


Cela correspond au vœu de Nétanyahou de renouer avec un « processus de paix » qui lui permet de briller dans l’art de gagner du temps, art dans lequel il excelle autant que ses prédécesseurs. Nétanyahou refuse catégoriquement d’accepter les frontières de 1967 [avant la guerre des six jours], tout comme il refuse la moindre forme de souveraineté palestinienne sur la frontière avec la Jordanie, insistant pour garder ces frontières sous le contrôle exclusif de l’armée israélienne.


Depuis vingt ans, Mahmoud Abbas négocie avec les Israéliens. Sans aucun progrès, notamment en ce qui concerne le futur statut de Jérusalem et le droit au retour des réfugiés. Les Israéliens refusent tout simplement d’en discuter, mais insistent pour que les Palestiniens reconnaissent le caractère juif de l’Etat Israël.


Pour avoir torpillé le processus de paix, les Israéliens se trouvent dans une situation inconfortable. L’objectif d’Obama et de Sarkozy est de les en sortir et de faire en sorte que ce soient les Palestiniens qui soient de nouveau tenus pour responsables d’un échec de la reprise des négociations.


Mahmoud Abbas sera le principal perdant s’il devait accepter une semi-reconnaissance et renoncer à son projet d’aller devant l’Assemblée générale. Nétanyahou en revanche retournera en vainqueur dans la Jérusalem occupée. Il aura réussi à consolider sa place et à briser l’isolement international de son pays, lui permettant de continuer d’occuper les Palestiniens et de spolier leurs droits.


Si les Américains devaient user de leur droit de veto [contre la reconnaissance de l'Etat palestinien à l'ONU], cela déclencherait des manifestations arabes devant les ambassades dans les pays arabo-musulmans. Si Mahmoud Abbas devait céder aux pressions américaines et aux douces promesses de Sarkozy, cela pourrait provoquer des manifestations de colère devant le siège de l’Autorité palestinienne à Ramallah. S’il veut éviter de revenir de New York comme principal perdant, Abbas doit bien réfléchir avant d’arrêter son choix.

Cisjordanie: un Palestinien tué et trois autres blessés par des tirs de l’armée israélienne

Créé par le 23 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

NAPLOUSE (Territoires palestiniens) – Un Palestinien a été tué et trois autres ont été blessés vendredi en Cisjordanie par des tirs de l’armée israélienne à la suite de heurts entre des villageois palestiniens et des colons israéliens, selon des sources hospitalières et des témoins.

Des heurts sporadiques opposaient vendredi après-midi des manifestants palestiniens à l’armée israélienne en plusieurs endroits de Cisjordanie à quelques heures de la demande d’admission d’un Etat de Palestine à l’ONU.

Issam Bardane, âgé de 37 ans, a été atteint par une balle réelle dans la nuque lors des affrontements dans le village de Kusra (nord), selon des médecins de l’hôpital Rafidia de Naplouse.

Trois autres Palestiniens du même village de Kusra, près de Naplouse, ont été légèrement blessés par des balles caoutchoutées, d’après des témoins.

Les affrontements ont éclaté lorsqu’une cinquantaine de colons juifs ont attaqué le village, scène de violences similaires ces dernières semaines, brisant les fenêtres de plusieurs maisons, selon des témoins. Les villageois ont riposté à coup de pierres.

Une porte-parole militaire a expliqué que les soldats arrivés sur les lieux pour séparer les deux camps avaient été attaqués à coups de pierres par un groupe de 300 Palestiniens.

Selon elle, les soldats ont tiré des balles caoutchoutées et des grenades lacrymogènes pour disperser les villageois.


Il y a un mois, des colons mettent le feu à une mosquée et taguent des slogans anti-islamiques dans ce même village

C’est dans ce même village de Kusra que des colons israéliens avaient mis le feu au début du mois à une mosquée sur laquelle ils avaient tagué des slogans anti-islamiques, déclenchant des condamnations palestiniennes.

Des heurts ont aussi été signalés dans des zones de friction habituelles comme le checkpoint militaire de Kalandia, entre Jérusalem et Ramallah, les villages palestiniens de Nabi Saleh, Bilin et Niilin, théâtre de manifestations hebdomadaires, à Jérusalem-Est et à proximité des colonies voisines d’Hébron et Naplouse.

BOYCOTT DES PRODUITS ISSUS DES COLONIES ET DE LEURS SOUTIENS

Créé par le 20 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Produits « israéliens »

Carmel (fruits et légumes) – Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral (Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) -Hasat (agrumes) – Sabra (repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir (conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley (vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Code barre sur la plupart des produits israéliens : 729

BOYCOTT DES PRODUITS ISSUS DES COLONIES ET DE LEURS SOUTIENS dans Mes coups de coeur ! boicot1-ab481

Entreprises américaines ou européennes qui soutiennent l’Etat d’Israël :

COCA-COLA : (marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical). Cette entreprise soutient l’Etat d’Israël depuis 1966.

DANONE : (marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic). Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

NESTLÉ : (marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni). La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

INTEL : cette grosse entreprise possède des usines en « Israël » et produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

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L’ORÉAL : (marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa). L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’Etat d’Israël ».

ESTÉE LAUDER : (marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger). Outre ses investissements, le directeur d’Estée Lauder est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

DELTA GALIL : Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO : (magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes) Ces entreprises, fort bien implantées en France, financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

TIMBERLAND : (Vêtements, chaussures, chaussettesŠ) – tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en « Israël » mais également d’envoyer des soldats « israéliens » pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

DISNEYLAND : (PDG : Michael Eisner) l’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était au temps du grand Walt Disney. Elle contribue par son soutien à « Israël » à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

NOKIA : le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat « d’Israël ». Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

MC DONALD’S : entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de « restaurants » fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat « israélien ». McDonald’s dispose de 80 restaurants en « Israël » et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à « Israël ».

CATERPILLAR : (équipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) – Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat « israélien » en 2003.

La chaîne hôtelière ACCOR HOTEL : (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

Autres produits : Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly-Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys R Us (jouets)

En chacun de nous, quelque chose d’Arafat.

Créé par le 20 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Yasser Arafat nous a surpris en ne nous surprenant pas. Comme si la concomitance de la maladie de l’homme et de la maladie du discours imposait l’épilogue et empêchait le héros tragique de marquer de ses traits propres le destin. Pas de miracle cette fois, pas de coup de théâtre depuis que la tragédie, changée en long feuilleton télévisé, est devenue quotidienne, familière et banale.

Yasser Arafat nous avait graduellement familiarisés avec les adieux. Il nous avait habitués à une mort non convenue et non annoncée, sous un bombardement aérien ou dans l’écrasement d’un avion au désert. Mais le sort l’ayant à maintes reprises miraculé, il précédait la mort vers la vie, et nous ressuscitions avec lui dans la migration vers une destinée scintillant de la beauté de l’impossible et d’une poésie pastorale qui nous aidait dans la traversée de l’interminable chemin.

arafat

D’un exil à l’autre, notre question s’éloignait de la terre de la question et… s’en approchait avec l’éloquence d’un sang qui dessinait les bannières, et nous disions qu’il fertilisait l’idée, ravivait la mémoire et abolissait les frontières entre le réel et le légendaire.

Nous avions besoin de la légende, nous en avions même déjà écrit certains chapitres, mais la légende avait besoin de réalité. Le légendaire franchira-t-il la barre du réel ? La question est remise à plus tard.

Yasser Arafat est l’homme qui, associant pragmatisme et conviction, a réussi à apprivoiser la contradiction dans les exils ; le dirigeant qui, par les grâces d’un dynamisme hors du commun, la fusion totale de ses vies privée et publique et son acharnement au travail, est devenu un symbole.

Ingénieur de formation, il n’a pas balisé les routes. Il les a creusées entre les champs de mines. Il faudra du temps à l’Histoire pour trier les archives de cet homme- phénomène. Mais elle peut d’ores et déjà lui décerner la grande médaille de l’art de la survie, d’ores et déjà s’arrêter sur cette aventure qui, allumant le feu dans la glace, releva du prodige.

Yasser Arafat a dirigé une révolution contraire à tous les calculs. Parce qu’elle est peut-être venue avant son heure ou après, ou parce que les rapports de force dans notre région interdisent à quiconque de faire craquer ne serait-ce qu’une allumette à proximité des champs de pétrole et de la sécurité d’Israël !

Il n’a remporté de batailles militaires ni en exil ni dans la patrie. Mais il a été victorieux dans le combat pour la défense de l’existence nationale. Replaçant la question de Palestine sur les cartes régionale et internationale, il a imposé l’identité nationale du réfugié palestinien, jusque-là confiné dans l’absence. La réalité de la Palestine désormais inscrite dans la conscience universelle, Yasser Arafat a réussi à convaincre le monde que la guerre commençait en Palestine… et la paix également.

Plié avec un soin à la fois fidèle aux coutumes et symbolique, son keffieh devint le signe moral et politique de la patrie. Mais, ayant concentré toutes les questions en sa personne, il nous devint dangereusement indispensable… tel le père de famille qui ne veut pas voir ses enfants grandir et compter sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’il nous inculqua, plus d’une fois, la peur d’être un jour orphelins, la peur que notre grande idée ne s’estompe s’il venait à disparaître. Et il se joua tant de fois de la mort que l’inconscient collectif palestinien s’emplit de la croyance qu’Arafat ne pouvait mourir, et sa légende effleura alors les frontières du métaphysique.

Mais des surprises se préparaient ailleurs. L’homme symbole venu des textes grecs avait besoin d’alléger les pesanteurs de son propre mythe car le pays réclamait désormais gestion et institutions, la fin de l’occupation, mais par des moyens nouveaux. Placé sous le regard de tous, Yasser Arafat se retrouva exposé aux reproches, aux rumeurs, à la contestation. Mais les héros, tel est leur sort, toujours acculés à des batailles inégales face à l’ennemi, doivent aussi préserver leur image dans l’imaginaire populaire.

Or lui, maîtrisant l’art de négociateur de Saladin et habité par la tolérance d’Omar, n’est pas venu monté sur son cheval blanc ou à pied devant son dromadaire. Il est venu vers sa réalité nouvelle porté sur les accords d’Oslo, dont les fondements sécuritaires grands ouverts sur d’obscures intentions faisaient peu de place à l’espoir. Mais il est quand même revenu avec à l’esprit une pensée optimiste : après tout, le prophète Moïse lui-même n’est pas revenu dans la Terre promise !

C’est un premier pas vers l’Etat, disait-il. Et il savait que la Palestine demeurait encore là-bas, dans les questions non résolues telles celles de Jérusalem ou du droit au retour, que le chemin vers leur solution passait non par les accords d’Oslo mais par les principes de la légalité internationale. Et il savait que ces principes n’avaient plus vraiment cours dans le monde unipolaire, celui-là même qui venait d’introniser Israël en puissance sacrée dispensant à la Maison Blanche ses enseignements célestes. Et il savait que le protocole présidentiel, les cartes d’identité et les passeports n’étaient pour les responsables israéliens qu’un bon moyen de divertir les affamés d’indépendance par quelques repas frugaux et rapides. Et il savait et savait qu’il n’avait fait que quitter la prison de l’exil pour une prison meublée de l’image des choses, non de leur réalité, et qu’il avait besoin d’une autorisation pour aller de sa prison de Ramallah à sa prison de Gaza, sur un tapis rouge, il est vrai, et au son d’une fanfare…

Ainsi débuta la tragédie du président, ainsi se déclara son mal politique et moral. Soumis aux conditions israéliennes impitoyables, ce grand prisonnier qui ne pouvait adhérer à la vision israélienne des choses ne pouvait plus pour autant revenir à l’énoncé originel du conflit. Et le fait que, des deux partenaires, c’était l’Israélien qui, regrettant la conclusion des accords, avait trahi ses engagements ne lui était d’aucun réconfort.

Dès lors, que faire ?

En chacun de nous, quelque chose d'Arafat. dans Mes coups de coeur ! arafat2

Nul ne peut contester le droit des Palestiniens à résister à l’occupant. La deuxième Intifada est venue exprimer leur volonté nationale et leur désir de redonner vie à l’espoir par une paix véritable qui consacre l’idépendance et la liberté. Mais un grand débat interne demeure quant aux moyens à mettre en œuvre pour satisfaire les aspirations tout en évitant le piège de l’affrontement armé, tant désiré par un Ariel Sharon soucieux d’inscrire sa propre guerre contre les Palestiniens dans la guerre générale contre le terrorisme.

Yasser Arafat ne pouvait plus, dès lors, qu’espérer une rébellion du destin, un miracle rétif aux temps présents. La Mouqata’a, son siège et seul domicile, s’effondrant une pièce après l’autre, il répétera avec un timbre prophétique : « Martyr, martyr, martyr », et les Arabes auront, l’espace de quelques instants, la chair de poule…

Mais la répétition rend toute tragédie banale, et le siège d’Arafat relèvera de l’ordinaire des jours…

Trois ans de vie empoisonnée, trois ans à respirer un air insalubre, trois ans d’invectives américaines - « il n’est plus qualifié pour… » -, trois ans d’acharnement israélien pour tenter de le dépouiller de ses prérogatives, au premier rang desquelles sa force de symbole.

Mais les Palestiniens ont cette capacité à toujours produire du symbolique : le siège du président est le symbole de notre encerclement, sa souffrance, le symbole de notre souffrance, et il est avec nous et en nous et comme nous, et nous l’aimons parce que nous l’aimons et nous l’aimons parce que nous n’aimons pas ses ennemis.

Il ne nous a pas surpris, cette fois. Nous ayant préparés à un adieu non suivi de retrouvailles, l’assiégé est sorti du siège. Parti à la rencontre d’une mort en exil, il a mis les dernières touches à sa légende. Mais il nous a laissé un peu de temps. Pour que notre tristesse apprenne à s’exprimer de façon seyante, pour que chacun de nous atteigne l’âge du sevrage.

En chacun de nous, quelque chose de lui. Il est le père et le fils. Le père d’une phase entière de notre histoire. Le fils dont nous avons formulé les mots et tracé l’image.

Lui parti, nous ne disons pas adieu au passé… mais nous entrons dans une nouvelle histoire, béante sur l’inconnu. Trouverons-nous le présent avant de craindre l’avenir ?

Traduit de l’arabe par Elias Sanbar.
© Mahmoud Darwich

La Syrie….

Créé par le 19 sept 2011 | Dans : Politique

Après être resté plusieurs jours sans nouvelles et sans réponses à ses questions, Faisal, le mari de Rafah a pu lui rendre visite en prison avant-hier (mercredi). Les nouvelles semblent rassurantes sur son état de santé. Elle semble traitée aussi correctement qu’il est possible dans une prison syrienne. Mais ses proches ont peur qu’elle soit privée de ses médicaments.

Hier Faissal a publié sur facebook ce message de Rafah : «Je suis le docteur Rafah Nached. Je suis dans la prison pour femmes à Damas pour une raison que j’ignore. Je suis en train de découvrir une partie invisible de la société où je vis, et dont je suis responsable»

Cette situation est un progrès : il vaut mieux être « en prison » que « disparue »…. Mais le combat continue avec prudence (il s’agit entre autre de ne pas mettre ses proches en danger). Voir l’article du journal « le monde » : http://www.liberation.fr/monde/01012360096-rafa-nached-symbole-de-l-aveuglement-du-pouvoir-syrien .

Continuez à signer la pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/Liberez-Rafah-Nached-10402.html (ou une des autres pétitions qui circulent)

Ola, la fille de Rafah a accouché hier matin d’une petite fille nommée « India ».

Aujourd’hui, l’information du journal le monde est relayee dans beaucoup d’autres journaux: il suffit de taper « Rafah Nached » sur google pour s’en rendre compte.

Le 13 septembre 2011

Libérez Rafah Nached

Rafah, syrienne et psychanalyste, est membre du MISH depuis que celui-ci existe et beaucoup parmi nous la connaissent.

Samedi, le 10 septembre, à 1 heure du matin (heure de Damas), Rafah a été arrêtée par les services de sécurité syriens à l’aéroport de Damas, alors qu’elle s’apprêtait à embarquer sur un vol d’Air France en direction de Paris afin d’y assister à l’accouchement de sa fille.

Elle a juste eu le temps de passer un bref coup de fil pour prévenir ses proches dans les secondes qui ont précédé son arrestation. Depuis lors, son mari, Faisal Mohammad Abdallah, professeur d’histoire ancienne à l’université de Damas, et sa famille sont sans nouvelle. Les services de l’aéroport comme les services de police refusent de communiquer la moindre information. Nul ne sait où elle se trouve, quelles sont les charges retenues contre elle ni si elle est en mesure de prendre les médicaments requis par son insuffisance cardiaque.

Rafah NACHED, âgée de 66 ans, est diplômée en Psychologie Clinique de l’Université Paris 7. Elle est la première femme psychanalyste à exercer en Syrie et a récemment fondé l’Ecole de Psychanalyse de Damas, en lien avec des psychanalystes français. Elle a aussi organisé en novembre 2010 le premier colloque international de psychanalyse à Damas, colloque d’une qualité scientifique exceptionnelle (aux dires des associations de psychanalystes).

Son engagement professionnel a toujours été de nature scientifique et humanitaire, à l’exclusion de toute implication politique. Ainsi, fin août dernier, elle a participé à l’organisation de réunions entre citoyens Syriens de toutes obédiences pour leur offrir un espace apolitique, ouvert et multiconfessionnel, au sein duquel verbaliser leurs angoisses et leurs peurs dans le climat de violence qui ravage actuellement le pays.

Les informations que nous recevons de la Syrie nous indiquent que la situation des droits de l’homme ne fait que se détériorer.  La répression s’intensifie de jour en jour et les arrestations se multiplient. Les autorités syriennes traitent leurs citoyens dans le non-respect total de toutes les normes internationales. N’ayant obtenu aucun renseignement sur ses conditions de détention, nous sommes très inquiets pour sa santé. 

Nous sommes en tout cas en contact permanent avec sa famille.

UFER vient d’écrire une lettre au Président de la toute nouvelle Commission d’experts créée par Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies pour enquêter sur les violations des droits humains en Syrie. UFER va aussi contacter le plus possible d’ONG à Genève pour la session du Conseil des Droits de l’Homme qui commence à Genève la semaine prochaine.

Concrètement, vous pouvez signez la pétition et inciter tous vos amis à le faire en suivant le lien : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=10402 (si le lien ne fonctionne pas, recopiez l’adresse sur votre page d’accueil internet). Vous pouvez aussi nous communiquer des noms et adresses de personnes auxquelles vous pensez qu’il serait intéressant d’adresser la pétition en leur demandant de faire pression su le gouvernement syrien.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la situation,

Marielle

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