Mes coups de coeur !

Articles archivés

Retour de Palestine ! n’oubliez pas !

Créé par le 29 déc 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

retours

Nous nous verrons à Montbrison ou à St Chamond !

faites le savoir ^^

amitiés

Quand la bêtise mène le monde.

Créé par le 13 nov 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Encore une tragédie révélatrice du fanatisme qui touche aussi les plus jeunes musulmans en Égypte, une tragédie qui s’est soldée par la mort, dans son collège, d’un jeune chrétien de 17 ans, Ayman Nabil Labil, battu à mort par des condisciples musulmans dans l’indifférence totale et coupable de l’administration de l’établissement.

L’affaire s’est déroulée le 16 octobre lors d’un cours d’arabe donné dans un collège de Mallawi (province de Minia). S’apercevant que le jeune Ayman Nabil Labil portait, comme c’est fréquent chez les Coptes, une croix tatouée sur son poignet, il lui ordonna de la dissimuler. Le jeune copte s’y refusa et montra, en outre, le crucifix qu’il portait sur une chaîne autour de son cou mais dissimulée sous ses vêtements. Furieux, le professeur frappa le jeune homme et incita les jeunes collégiens musulmans à se joindre à lui dans ce qui allait devenir un véritable lynchage. Frappé de tous côtés par ces forcenés, le jeune copte réussit toutefois à fuir la salle de classe pour tenter de se réfugier dans les toilettes du lycée, mais il fut rattrapé par ses meurtriers et le lynchage se poursuivit. Un surveillant réussit à le soustraire à la meute pour le protéger dans sa chambre, mais Ayman Nabil Labil qui respirait encore était inconscient. Quand l’ambulance appelée arriva sur place, une heure plus tard, le jeune copte était mort.

Quand la bêtise mène le monde. dans Mes coups de coeur ! AymanNabilLabib1

Le jeune copte est actuellement à la morgue de la ville, sont corps devant être autopsié cette semaine.

Ce qui est doublement scandaleux dans cette tragédie, c’est la volonté d’en dissimuler la raison : les médias ont parlé d’un rixe entre jeunes qui aurait mal tournée… Ce sont les parents d’Ayman qui, bravant toutes les pressions qu’on imagine, ont révélé hier la vraie version des événements sur la foi de nombreux témoins oculaires de la tragédie.

Le gouverneur de la province de Minia, accompagné des autorités militaires, est allé présenter ses condoléances à l’évêque copte de Mallawi, et il a suspendu le proviseur – qui continua de siroter son thé alors qu’on le prévenait des faits… –, les deux surveillants généraux et deux surveillants présents au moment des faits. Deux des assaillants ont été arrêtés et sont actuellement en détention.

Plus de 5 000 Coptes ont participé aux obsèques d’Ayman Nabil Labil à Mallawi. Ils le considèrent comme un « martyr de la Croix » et ont dénoncé les meurtres incessants de chrétiens en Égypte.

Une éditorialiste connue en Égypte, Farida El-Shobashry, s’interroge dans le journal indépendant Masry Youm sur ce qui se serait passé si un étudiant musulman avait été tué dans son école par des chrétiens parce qu’il refusait de dissimuler son coran… C’est une bonne question.

Daniel Hamiche

SANSEVERINO + ZU

Créé par le 25 oct 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

concert

SANSEVERINO + ZU

PALESTINE: Les propositions de Sarkozy sont surtout bonnes pour Israël !

Créé par le 23 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Quand le président français propose de doter les Palestiniens d’un statut d’Etat observateur et d’adopter un délai d’un an pour parvenir à un « accord de paix définitif », il est difficile de croire qu’il le fait sans avoir consulté les Américains et les Israéliens. La solution qu’il préconise est en effet destinée à éviter aux Etats-Unis d’user de leur droit de veto contre l’adhésion à l’ONU d’un futur Etat palestinien avec un statut de membre à part entière.


De toute évidence, Washington se trouve dans une impasse morale et politique puisqu’un tel veto serait en contradiction flagrante avec les engagements pris [il y a un an] par le président Obama en faveur de l’établissement d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a remercié Obama pour avoir rejoint la position israélienne. Il s’est arrêté en particulier sur le passage du discours où Obama affirme qu’Israéliens et Palestiniens devaient s’asseoir ensemble pour discuter d’une solution durable de paix.


Bref, la reconnaissance d’un Etat palestinien, que ce soit en tant que membre de l’ONU à part entière ou en tant qu’observateur, est conditionnée à un retour aux négociations bilatérales directes. Autrement dit, un retour à la case départ. Et cela sans satisfaire les demandes palestiniennes d’un arrêt de la colonisation [dans les Territoires palestiniens].


Cela correspond au vœu de Nétanyahou de renouer avec un « processus de paix » qui lui permet de briller dans l’art de gagner du temps, art dans lequel il excelle autant que ses prédécesseurs. Nétanyahou refuse catégoriquement d’accepter les frontières de 1967 [avant la guerre des six jours], tout comme il refuse la moindre forme de souveraineté palestinienne sur la frontière avec la Jordanie, insistant pour garder ces frontières sous le contrôle exclusif de l’armée israélienne.


Depuis vingt ans, Mahmoud Abbas négocie avec les Israéliens. Sans aucun progrès, notamment en ce qui concerne le futur statut de Jérusalem et le droit au retour des réfugiés. Les Israéliens refusent tout simplement d’en discuter, mais insistent pour que les Palestiniens reconnaissent le caractère juif de l’Etat Israël.


Pour avoir torpillé le processus de paix, les Israéliens se trouvent dans une situation inconfortable. L’objectif d’Obama et de Sarkozy est de les en sortir et de faire en sorte que ce soient les Palestiniens qui soient de nouveau tenus pour responsables d’un échec de la reprise des négociations.


Mahmoud Abbas sera le principal perdant s’il devait accepter une semi-reconnaissance et renoncer à son projet d’aller devant l’Assemblée générale. Nétanyahou en revanche retournera en vainqueur dans la Jérusalem occupée. Il aura réussi à consolider sa place et à briser l’isolement international de son pays, lui permettant de continuer d’occuper les Palestiniens et de spolier leurs droits.


Si les Américains devaient user de leur droit de veto [contre la reconnaissance de l'Etat palestinien à l'ONU], cela déclencherait des manifestations arabes devant les ambassades dans les pays arabo-musulmans. Si Mahmoud Abbas devait céder aux pressions américaines et aux douces promesses de Sarkozy, cela pourrait provoquer des manifestations de colère devant le siège de l’Autorité palestinienne à Ramallah. S’il veut éviter de revenir de New York comme principal perdant, Abbas doit bien réfléchir avant d’arrêter son choix.

Cisjordanie: un Palestinien tué et trois autres blessés par des tirs de l’armée israélienne

Créé par le 23 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

NAPLOUSE (Territoires palestiniens) – Un Palestinien a été tué et trois autres ont été blessés vendredi en Cisjordanie par des tirs de l’armée israélienne à la suite de heurts entre des villageois palestiniens et des colons israéliens, selon des sources hospitalières et des témoins.

Des heurts sporadiques opposaient vendredi après-midi des manifestants palestiniens à l’armée israélienne en plusieurs endroits de Cisjordanie à quelques heures de la demande d’admission d’un Etat de Palestine à l’ONU.

Issam Bardane, âgé de 37 ans, a été atteint par une balle réelle dans la nuque lors des affrontements dans le village de Kusra (nord), selon des médecins de l’hôpital Rafidia de Naplouse.

Trois autres Palestiniens du même village de Kusra, près de Naplouse, ont été légèrement blessés par des balles caoutchoutées, d’après des témoins.

Les affrontements ont éclaté lorsqu’une cinquantaine de colons juifs ont attaqué le village, scène de violences similaires ces dernières semaines, brisant les fenêtres de plusieurs maisons, selon des témoins. Les villageois ont riposté à coup de pierres.

Une porte-parole militaire a expliqué que les soldats arrivés sur les lieux pour séparer les deux camps avaient été attaqués à coups de pierres par un groupe de 300 Palestiniens.

Selon elle, les soldats ont tiré des balles caoutchoutées et des grenades lacrymogènes pour disperser les villageois.


Il y a un mois, des colons mettent le feu à une mosquée et taguent des slogans anti-islamiques dans ce même village

C’est dans ce même village de Kusra que des colons israéliens avaient mis le feu au début du mois à une mosquée sur laquelle ils avaient tagué des slogans anti-islamiques, déclenchant des condamnations palestiniennes.

Des heurts ont aussi été signalés dans des zones de friction habituelles comme le checkpoint militaire de Kalandia, entre Jérusalem et Ramallah, les villages palestiniens de Nabi Saleh, Bilin et Niilin, théâtre de manifestations hebdomadaires, à Jérusalem-Est et à proximité des colonies voisines d’Hébron et Naplouse.

BOYCOTT DES PRODUITS ISSUS DES COLONIES ET DE LEURS SOUTIENS

Créé par le 20 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Produits « israéliens »

Carmel (fruits et légumes) – Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral (Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) -Hasat (agrumes) – Sabra (repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir (conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley (vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Code barre sur la plupart des produits israéliens : 729

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Entreprises américaines ou européennes qui soutiennent l’Etat d’Israël :

COCA-COLA : (marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical). Cette entreprise soutient l’Etat d’Israël depuis 1966.

DANONE : (marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic). Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

NESTLÉ : (marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni). La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

INTEL : cette grosse entreprise possède des usines en « Israël » et produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

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L’ORÉAL : (marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa). L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’Etat d’Israël ».

ESTÉE LAUDER : (marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger). Outre ses investissements, le directeur d’Estée Lauder est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

DELTA GALIL : Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO : (magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes) Ces entreprises, fort bien implantées en France, financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

TIMBERLAND : (Vêtements, chaussures, chaussettesŠ) – tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en « Israël » mais également d’envoyer des soldats « israéliens » pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

DISNEYLAND : (PDG : Michael Eisner) l’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était au temps du grand Walt Disney. Elle contribue par son soutien à « Israël » à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

NOKIA : le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat « d’Israël ». Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

MC DONALD’S : entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de « restaurants » fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat « israélien ». McDonald’s dispose de 80 restaurants en « Israël » et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste « Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à « Israël ».

CATERPILLAR : (équipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) – Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat « israélien » en 2003.

La chaîne hôtelière ACCOR HOTEL : (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

Autres produits : Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly-Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys R Us (jouets)

En chacun de nous, quelque chose d’Arafat.

Créé par le 20 sept 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Yasser Arafat nous a surpris en ne nous surprenant pas. Comme si la concomitance de la maladie de l’homme et de la maladie du discours imposait l’épilogue et empêchait le héros tragique de marquer de ses traits propres le destin. Pas de miracle cette fois, pas de coup de théâtre depuis que la tragédie, changée en long feuilleton télévisé, est devenue quotidienne, familière et banale.

Yasser Arafat nous avait graduellement familiarisés avec les adieux. Il nous avait habitués à une mort non convenue et non annoncée, sous un bombardement aérien ou dans l’écrasement d’un avion au désert. Mais le sort l’ayant à maintes reprises miraculé, il précédait la mort vers la vie, et nous ressuscitions avec lui dans la migration vers une destinée scintillant de la beauté de l’impossible et d’une poésie pastorale qui nous aidait dans la traversée de l’interminable chemin.

arafat

D’un exil à l’autre, notre question s’éloignait de la terre de la question et… s’en approchait avec l’éloquence d’un sang qui dessinait les bannières, et nous disions qu’il fertilisait l’idée, ravivait la mémoire et abolissait les frontières entre le réel et le légendaire.

Nous avions besoin de la légende, nous en avions même déjà écrit certains chapitres, mais la légende avait besoin de réalité. Le légendaire franchira-t-il la barre du réel ? La question est remise à plus tard.

Yasser Arafat est l’homme qui, associant pragmatisme et conviction, a réussi à apprivoiser la contradiction dans les exils ; le dirigeant qui, par les grâces d’un dynamisme hors du commun, la fusion totale de ses vies privée et publique et son acharnement au travail, est devenu un symbole.

Ingénieur de formation, il n’a pas balisé les routes. Il les a creusées entre les champs de mines. Il faudra du temps à l’Histoire pour trier les archives de cet homme- phénomène. Mais elle peut d’ores et déjà lui décerner la grande médaille de l’art de la survie, d’ores et déjà s’arrêter sur cette aventure qui, allumant le feu dans la glace, releva du prodige.

Yasser Arafat a dirigé une révolution contraire à tous les calculs. Parce qu’elle est peut-être venue avant son heure ou après, ou parce que les rapports de force dans notre région interdisent à quiconque de faire craquer ne serait-ce qu’une allumette à proximité des champs de pétrole et de la sécurité d’Israël !

Il n’a remporté de batailles militaires ni en exil ni dans la patrie. Mais il a été victorieux dans le combat pour la défense de l’existence nationale. Replaçant la question de Palestine sur les cartes régionale et internationale, il a imposé l’identité nationale du réfugié palestinien, jusque-là confiné dans l’absence. La réalité de la Palestine désormais inscrite dans la conscience universelle, Yasser Arafat a réussi à convaincre le monde que la guerre commençait en Palestine… et la paix également.

Plié avec un soin à la fois fidèle aux coutumes et symbolique, son keffieh devint le signe moral et politique de la patrie. Mais, ayant concentré toutes les questions en sa personne, il nous devint dangereusement indispensable… tel le père de famille qui ne veut pas voir ses enfants grandir et compter sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’il nous inculqua, plus d’une fois, la peur d’être un jour orphelins, la peur que notre grande idée ne s’estompe s’il venait à disparaître. Et il se joua tant de fois de la mort que l’inconscient collectif palestinien s’emplit de la croyance qu’Arafat ne pouvait mourir, et sa légende effleura alors les frontières du métaphysique.

Mais des surprises se préparaient ailleurs. L’homme symbole venu des textes grecs avait besoin d’alléger les pesanteurs de son propre mythe car le pays réclamait désormais gestion et institutions, la fin de l’occupation, mais par des moyens nouveaux. Placé sous le regard de tous, Yasser Arafat se retrouva exposé aux reproches, aux rumeurs, à la contestation. Mais les héros, tel est leur sort, toujours acculés à des batailles inégales face à l’ennemi, doivent aussi préserver leur image dans l’imaginaire populaire.

Or lui, maîtrisant l’art de négociateur de Saladin et habité par la tolérance d’Omar, n’est pas venu monté sur son cheval blanc ou à pied devant son dromadaire. Il est venu vers sa réalité nouvelle porté sur les accords d’Oslo, dont les fondements sécuritaires grands ouverts sur d’obscures intentions faisaient peu de place à l’espoir. Mais il est quand même revenu avec à l’esprit une pensée optimiste : après tout, le prophète Moïse lui-même n’est pas revenu dans la Terre promise !

C’est un premier pas vers l’Etat, disait-il. Et il savait que la Palestine demeurait encore là-bas, dans les questions non résolues telles celles de Jérusalem ou du droit au retour, que le chemin vers leur solution passait non par les accords d’Oslo mais par les principes de la légalité internationale. Et il savait que ces principes n’avaient plus vraiment cours dans le monde unipolaire, celui-là même qui venait d’introniser Israël en puissance sacrée dispensant à la Maison Blanche ses enseignements célestes. Et il savait que le protocole présidentiel, les cartes d’identité et les passeports n’étaient pour les responsables israéliens qu’un bon moyen de divertir les affamés d’indépendance par quelques repas frugaux et rapides. Et il savait et savait qu’il n’avait fait que quitter la prison de l’exil pour une prison meublée de l’image des choses, non de leur réalité, et qu’il avait besoin d’une autorisation pour aller de sa prison de Ramallah à sa prison de Gaza, sur un tapis rouge, il est vrai, et au son d’une fanfare…

Ainsi débuta la tragédie du président, ainsi se déclara son mal politique et moral. Soumis aux conditions israéliennes impitoyables, ce grand prisonnier qui ne pouvait adhérer à la vision israélienne des choses ne pouvait plus pour autant revenir à l’énoncé originel du conflit. Et le fait que, des deux partenaires, c’était l’Israélien qui, regrettant la conclusion des accords, avait trahi ses engagements ne lui était d’aucun réconfort.

Dès lors, que faire ?

En chacun de nous, quelque chose d'Arafat. dans Mes coups de coeur ! arafat2

Nul ne peut contester le droit des Palestiniens à résister à l’occupant. La deuxième Intifada est venue exprimer leur volonté nationale et leur désir de redonner vie à l’espoir par une paix véritable qui consacre l’idépendance et la liberté. Mais un grand débat interne demeure quant aux moyens à mettre en œuvre pour satisfaire les aspirations tout en évitant le piège de l’affrontement armé, tant désiré par un Ariel Sharon soucieux d’inscrire sa propre guerre contre les Palestiniens dans la guerre générale contre le terrorisme.

Yasser Arafat ne pouvait plus, dès lors, qu’espérer une rébellion du destin, un miracle rétif aux temps présents. La Mouqata’a, son siège et seul domicile, s’effondrant une pièce après l’autre, il répétera avec un timbre prophétique : « Martyr, martyr, martyr », et les Arabes auront, l’espace de quelques instants, la chair de poule…

Mais la répétition rend toute tragédie banale, et le siège d’Arafat relèvera de l’ordinaire des jours…

Trois ans de vie empoisonnée, trois ans à respirer un air insalubre, trois ans d’invectives américaines - « il n’est plus qualifié pour… » -, trois ans d’acharnement israélien pour tenter de le dépouiller de ses prérogatives, au premier rang desquelles sa force de symbole.

Mais les Palestiniens ont cette capacité à toujours produire du symbolique : le siège du président est le symbole de notre encerclement, sa souffrance, le symbole de notre souffrance, et il est avec nous et en nous et comme nous, et nous l’aimons parce que nous l’aimons et nous l’aimons parce que nous n’aimons pas ses ennemis.

Il ne nous a pas surpris, cette fois. Nous ayant préparés à un adieu non suivi de retrouvailles, l’assiégé est sorti du siège. Parti à la rencontre d’une mort en exil, il a mis les dernières touches à sa légende. Mais il nous a laissé un peu de temps. Pour que notre tristesse apprenne à s’exprimer de façon seyante, pour que chacun de nous atteigne l’âge du sevrage.

En chacun de nous, quelque chose de lui. Il est le père et le fils. Le père d’une phase entière de notre histoire. Le fils dont nous avons formulé les mots et tracé l’image.

Lui parti, nous ne disons pas adieu au passé… mais nous entrons dans une nouvelle histoire, béante sur l’inconnu. Trouverons-nous le présent avant de craindre l’avenir ?

Traduit de l’arabe par Elias Sanbar.
© Mahmoud Darwich

Retour de Palestine.

Créé par le 28 août 2011 | Dans : Mes coups de coeur !

Et voilà, nouvelle expérience en Palestine. Nous étions 5 jeunes stéphanois à passer 1 mois entre Taybeh et le Makhtesh Ramon ; Jérusalem et Nazareth ; Bethléhem et Capharnaüm ; Hébron et Haïfa ; Jéricho et Yad Vashem ; la mer morte et le lac de Tibériade ; le mont Thabor et le mont des oliviers…

Que de joies, de rencontres, de témoignages de vie !!!

J’étais aussi heureux de permettre à des jeunes de « chez nous » de découvrir l’injustice de cette situation dont sont victimes les Palestiniens.

L’an prochain… avec d’autres ?!?!

Mobilisation internationale pour soutenir et protéger Al Karama-Dignité !

Créé par le 05 juil 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Il est le seul bateau de la Flottille de la Liberté 2 qui a réussi l’exploit d’échapper au blocus israélo-grec et qui navigue dans les eaux internationales. Il représente et porte à lui seul toute la mobilisation internationale de plusieurs mois de travail intense, il est à lui seul – aujourd’hui –  toute la Flottille de la Liberté2 .

Il représente et porte à lui seul toute la volonté internationale de briser le blocus illégal de Gaza.

Il représente et porte à lui seul tout l’espoir du Peuple Palestinien et de la population de Gaza en butte au blocus, à l’égard de la Flottille 2.


Ils sont douze hommes et femmes d’un courage exemplaire, dans une coquille de noix, peut-être est-ce le plus petit bateau de la Flottille 2, qui au risque de leur vie (eh oui ! on n’est pas au cinéma!)  ont pris la décision qui s’imposait et qui les honore : celle de ne pas fléchir, celle de résister et de se lancer dans la bataille avec toute leur énergie sans rien connaître des pires issues possible !!


- Nous devons les remercier pour la preuve qu’ils apportent : Face à un blocus soutenu par l’ONU, le Quartet, L’Union Européenne, la France et appliqué par la Grèce, ils montrent que quand on lutte pour la justice, la force de la détermination peut soulever des montagnes et ouvrir les mers ! 

- Nous devons les remercier pour la preuve qu’ils apportent : Israël n’est pas invincible !  Il est possible de passer outre leurs dispositifs de contrôle.

- Nous devons les remercier pour l’espoir que leur audacieuse rébellion fait naître et entretient dans les rangs de la solidarité internationale.


- Nous devons remercier tous les passagers, hommes d’équipage et journalistes qui ont pris le risque d’embarquer sur la flottille 2. Sans eux le Karama-Dignité n’aurait pas existé.

Nous partageons avec eux la rage de n’avoir pu prendre le large,  mais aussi maintenant la joie que le départ du Karama-Dignité  procure à tous.

- Nous remercions tous ceux qui comme le bateau d’Espagne « Gernika » ont décidé de rester et ainsi continuer sur place l’action et le soutien au Karama-Dignité.


ILS ONT PRIS TOUS LES RISQUES, ILS PORTENT NOTRE DIGNITÉ

ALLONS NOUS LES LAISSER TOMBER ?


Dernière minute : Dans la presse egyptienne, ( http://www.almasryalyoum.com/en/node/474497) aujourd’hui un appel est lancé pour accueillir la flottille de la liberté2 afin qu’elle parte d’Egypte vers Gaza…

Un second bateau serait en passe de rejoindre les eaux internationales…

à suivre….

enseigner la théorie du « gender » ?

Créé par le 20 juin 2011 | Dans : Mes coups de coeur !, Politique

Monsieur le Ministre,J’ai pris connaissance avec consternation des manuels édités par les maisons Hachette, Bordas et Hatier pour le cours de Sciences de la Vie et de la Terre de Première.

Profitant de l’ambiguïté de votre circulaire parue au Bulletin officiel du 30 septembre 2010 définissant des programmes qui n’ont été soumis à aucune consultation nationale, ces manuels dénaturent profondément ce cours, en imposant ce qu’il est désormais convenu d’appeler la théorie du « Gender » qui est une théorie philosophique et sociologique et non scientifique. Elle affirme que l’identité sexuelle (qui est un concept non biologique) est une construction culturelle relative au contexte du sujet.

Ainsi peut on lire dans le manuel Hachette : « Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre. Devenir un individu sexué fait partie intégrante de la construction identitaire. »

Ces manuels reflètent au moins 3 entorses gravissimes des valeurs de notre Ecole :

Entorse à sa mission :
L’école doit former l’esprit critique selon les exigences propres de la raison. Le lycée ne saurait dicter des comportements, mais bien former des intelligences. Il ne doit pas devenir une caisse de résonance des opinions ambiantes et versatiles de la société, sous peine de fragiliser les esprits.

Entorse à sa neutralité :
En feuilletant ces manuels, je n’ai pu m’empêcher de songer à la fameuse lettre de Jules Ferry aux instituteurs: « Avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Si oui, abstenez-vous de le dire. » Notre code de l’éducation exige d’ailleurs le « respect de la personnalité de l’enfant et de l’action éducative des familles » (art. L. 111-2). Dans ce domaine extraordinairement intime qu’est la sexualité, à un âge où les jeunes sortent tout juste de l’adolescence et se construisent, ces manuels constituent une grave intrusion dans leur vie. En tout état de cause, les élèves n’ont pas à être examinés par l’Etat en ces domaines

Entorse à sa liberté :
On ne peut pas obliger les professeurs de SVT à relayer un discours extra-scientifique. Comment pourront-ils évaluer les élèves et les préparer aux épreuves du bac sur de telles options partisanes ?
Il est clair, au moins, que la théorie du « gender » ne peut être présentée aux élèves que comme un choix philosophique (dont on voit mal ce qu’il vient faire dans un cours de SVT !) et non comme une réalité indiscutable.

Il est indispensable que vous réaffirmiez les véritables missions de l’école en dissipant les équivoques dans l’interprétation du programme, en garantissant la liberté intellectuelle des enseignants et la liberté de conscience des élèves.

En conséquence, je vous prie donc, Monsieur le Ministre, de bien vouloir :

- Préciser la portée de la circulaire du 30 septembre 2010 et les programmes que vos services ont voulu définir.
- Interdire l’usage des manuels incriminés.
- Garantir que le thème du « gender » ne sera pas à la session 2012 des épreuves anticipées du bac ni aux sessions suivantes.
- Transférer au pire l’étude du « gender » dans le domaine du débat critique de l’éducation civique ou de la philosophie.

Dans cet espoir, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

pétition à signer: http://ecole-deboussolee.org/?p=1

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